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Dream and Create

Un trio de jeunes adolescentes, artistes en herbe vous présentent leurs travaux dans différents domaines: dessin, photo, vidéos, texte etc...

âme d'artiste

Publié le 24 Octobre 2013 par Nibiki

Sur ce blog, les trois administratrices ont une âme d'artiste!

Je vous invite à visiter leurs deviantarts!

Azake: http://azakemido.deviantart.com/

Neyla: http://neylakaro.deviantart.com/

et moi (Nibiki): http://pouletfrit.deviantart.com/

Passez voir ce qu'elles font, c'est vraiment super (et allez aussi voir un peu ce que je fais, c'est moins bien mais ça passe encore ^^").

Je vous mets des exemples de dessins que vous pourrez trouver sur leurs DA

les deux premiers sont d'Azake et le troisème est de Neyla! =)
les deux premiers sont d'Azake et le troisème est de Neyla! =)
les deux premiers sont d'Azake et le troisème est de Neyla! =)

les deux premiers sont d'Azake et le troisème est de Neyla! =)

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Nouvelle de Nibiki- fin

Publié le 25 Juin 2013 par Nibiki dans écriture

Voici donc la deuxième et dernière partie de ma nouvelle qui s'intitule, je le rappelle, Et sur Terre alors?

cliquez sur "lire la suite"

Je naissais, pas seule, nous étions trois. Deux filles et un garçon. Notre mère mourrait après avoir murmuré trois noms :Ulylia [1], Nervyne[2] et Dyzarlio[3]. Puis notre père nous éduquait. Il mourrait à son tour, tué par un être de cette race hideuse, répugnante, et sadique que sont les Y, alors que mon frère ma s?ur et moi n’avions que 8 ans. On grandissait. Puis la guerre commençait entre les X et les Y. La guerre se finissait, les Y avaient gagné, ils s’appropriaient toute notre terre. Nous entrions dans la résistance. On était capturé, dans les premiers du groupe, puis on était placé dans un laboratoire de recherches Y. On nous torturait, on souffrait.

Dans le couloir d’un laboratoire deux êtres marchaient. Ils avaient les yeux violets, les poils gris argentés rayés de noir et une tête qui évoquait les félins, ils étaient munis de crocs et de cornes acérés, tout comme leur allure ; des Y. Ils entrèrent dans une salle. Elle était ronde, éclairée par une unique fenêtre située sur le plafond, et remplie d’instruments de torture tels que des pinces ou des scalpels de différentes tailles. Cette pièce était entourée de vitres donnant sur des capsules principalement occupées par des X. L’un des deux Y qui venaient d’entrer dans le laboratoire ouvrit une de ces capsules et en sortit un X, mon frère, Dyzarlio. Il avait l’air mal en point, ses yeux verts étaient ternes, ses cheveux sales et emmêlés l’étaient plus encore. Et son pelage noir comme ses cheveux, n’avait plus aucun éclat. Or les X étaient réputés pour l’éclat splendide de leur fourrure rase. Le deuxième Y s’approcha de la capsule ou j’étais retenue avec ma s?ur jumelle. Il jeta quelque chose à l’intérieur, une bombe sans doute. Ils faisaient souvent ça quand ils s’ennuyaient. Ils jetaient une de leurs petites bombes dans les cages, ces bombes s’activaient au moindre cri et ne tuaient pas, elles amochaient juste, c’était plus amusant et ça conservait leurs sujets d’étude. Leurs capsules étaient bien construites ; il était impossible de faire passer quelque chose de dedans à dehors, alors que le contraire, lui, était possible en ouvrant la vitre et en le jetant à travers les barreaux. Les deux Y saisirent des rasoirs effilés et se mirent à raser le torse de Dyzarlio, découvrant ainsi sa peau bleu-nuit. Le pauvre X se débattait avec le peu d’énergie qu’il lui restait provoquant quelques coupures peu profondes. Les Y finirent par l’attacher pour finir leur besogne en paix. Aucun bruit ne parvenait à mes oreilles, ils avaient sans doute insonorisé la salle centrale. Mon frère se fit démunir de tout poil depuis le haut du cou jusqu’au bas du ventre. Puis on lui versa une cuve de liquide dans laquelle étaient cultivées des bactéries peu dangereuses, mais douloureuses. Nous nous mîmes à hurler moi et Nervyne, impossible de nous contenir plus longtemps. La bombe explosa et nous assomma, à notre réveil la capsule voisine était vide, et la dépouille de Dyzarlio traînait dans un coin de la salle. Cette image me choqua profondément.

Ils nous torturaient, encore pendant des semaines, des mois, des années ou plus encore. Essayant toujours plus de techniques de torture, toujours plus de traitements mortels, toujours plus de moyen d’exterminer notre peuple avec un sourire toujours plus sadique. Et puis, on s’évadait.

De jour en jour, de semaines en semaines, le laboratoire était de moins en moins utilisé, de moins en moins surveillé. Les Y, qui venaient autrefois plusieurs fois par jour, nous rendaient visite de plus en plus rarement. Il arrivait à présent de plus en plus souvent qu’il se passe plusieurs semaines sans qu’un Y ne pointe le bout de son museau, la nourriture et l’eau nous étant distribuées par un système automatisé. Je passais mes journées à regarder Nervyne, elle était petite pour une X, elle ne faisait qu’un mètre quatre-vingt-trois. Sa chevelure blonde et longue pendait jusqu’au bout de ses pâtes, autrefois elle les tressait et les relevait de manière raffinée, mais plus maintenant. Sa fourrure était rase d’un blond nuancé de touches de roux et avait une teinte terne et sale. Et sa queue, qui traînait continuellement par terre au lieu de lui chatouiller les oreilles[4]. Malgré cela, elle réussissait à être belle et digne. Les lueurs de vengeance, de colère, de détermination et d’espoir qui brillaient constamment au fond de ses yeux mauves lui rendait la vitalité qui lui manquait affreusement. Ce sont d’ailleurs ces lueurs qui me redonnaient espoir tous les jours.

Dans la salle de surveillance, deux Y discutaient en regardant les écrans de surveillance.

-J’ai besoin d’aller me soulager ! Disait l’un.

-Tu peux bien attendre jusqu’à la fin de notre service, non ? On n’y est plus que pour deux heures[5].

-De toutes façons je n’ai pas le choix… Tu sais toi pourquoi on est affecté au vieux labo ?

-Parce que t’es un boulet et qu’on est dans la même équipe, non ? répondit le deuxième.

Le « boulet » s’appuya sur le tableau de contrôle avec un air dubitatif. Tout à coup il se releva.

-Faut vraiment que j’y aille là !

Il se mit à courir dans tous les sens dans la salle, l’autre essayant de l’arrêter. Il finit par réussir à l’attraper mais le Y qui voulait aller aux toilettes se débattit, se faisant, il percuta quelques boutons et tous les écrans s’éteignirent. Il se retourna et tenta de retrouver le bouton sur lequel il avait appuyé en appuyant sur tous les boutons aux alentours. L’autre Y manquant de s’étouffer devant la bêtise de son partenaire.

-Mais n’appuie pas partout tu vas désactiver toute la surveillance !!!!!!!

C’était trop tard le signal lumineux bleu indiquant que la sécurité du bâtiment était en marche c’était éteint. Plus rien ne fonctionnait, les deux Y essayèrent bien d’allumer la radio pour prévenir le QG mais cette dernière était hors-service comme le reste du système. Le plus intelligent des deux finit par penser à prévenir les deux équipes qui faisaient les rondes par talkie-walkie. L’unité 1 les informa qu’ils avaient vu une dizaine de X en mauvais état sortir et qu’ils avaient tenté de les suivre sans y arriver et L’unité 2 les informa qu’ils en avait abattu deux et blessé un, sans doute une femelle.

Le premier signe qui nous permit de nous échapper finit par arriver : les caméras de surveillances émirent un petit bruit avant de tout simplement s’éteindre, ce qui se vit au clignotant orange qui cessa de fonctionner. Le deuxième signe arriva moins d’une minute après : le champ de force qui nous empêchait de faire passer quoique ce soit de l’intérieur vers l’extérieur s’arrêta et le verrou informatique des barreau s’ouvrit, ce qui fut noté par un signal sonore unique « les barreaux sont ouverts ». Et enfin vint le troisième signe, celui qui nous décida, nous, les neuf derniers survivants de ce laboratoire monstrueux, à quitter nos cellules pour s’enfuir. Le troisième signe fut simplement les gardes de la ronde qui passèrent sans se rendre compte que les champs de forces et les caméras n’étaient plus actifs. Moi et Nervyne sortîmes les premières et les autres suivirent le mouvement.

Au bout de deux couloirs, un panneau de sortie de secours finit par apparaître. Il nous indiquait par une flèche clignotante bleue un troisième couloir, identique aux autres, il était illuminé par de petites ampoules aux couleurs pâles et froides situées à l’extrémité entre les murs et le sol. Et il était étroit, deux X entraient difficilement dans sa largeur. Par contre ce couloir-ci était vide de toute décoration, de toute porte, il présentait seulement quelques trappes à son plafond. Un fin duvet de poussière revêtait son sol et ses murs et laissait penser que personne n’était passé par ici depuis très longtemps. Aucune autre trace que les nôtres n’étaient visibles. Nos traces. Elles furent sans nul doute la cause de notre repérage par une équipe de ronde.

Nous courrions dans ce couloir qui n’en finissait pas. Je portais Nervyne qui avait reçu un coup de l’arme dont les Y se servaient pour essayer de nous abattre avant que l’on ne sorte. J’étais à l’arrière, les trois seuls mâles de l’expédition nous encadraient ; deux derrière et un devant, et les quatre autres femelles étaient entre le mâle qui ouvrait la marche et moi. Nous courrions toujours. Pendant deux minutes tous les tirs manquèrent leur cible, mais vers la troisième minute un mâle tomba touché au coeur[6], puis, pas plus de deux secondes après, la femelle qui me précédait reçu un coup dans le ventre, juste dans une artère. Le geyser de sang déclenché par ce coup failli m’évanouir, il aurait sans doute évanoui Nervyne si elle ne l’était déjà. La sortie arriva avant un troisième mort, avec les gardes de la ronde extérieure en cadeau bonus. Heureusement ceux de l’intérieur ont considéré cela comme n’étant plus leur affaire et ont repris leur ronde normale. Ceux de l’extérieur, eux, n’avaient pas d’armes, ils nous ont donc courut après pour essayer de nous capturer a nouveau. Mauvaise idée, les X courent plus vite que les Y, moi particulièrement, mais étant donné que Nervyne me ralentissait j’allais à la même vitesse que les autres X du groupe. Poussé par l’instinct protecteur propre aux mâles, l’un d’eux se jeta sur les deux Y pour essayer de les arrêter. Malheureusement, les Y sont plus forts que les X, d’autant que ce X ci était très affaibli par sa captivité, le combat dura très peu de temps et le X mourut en ayant seulement un peu ralenti les Y. Ce n’était pas si inutile que ça en a l’air parce qu’affaiblis comme nous l’étions nous n’aurions peut être pas pu courir assez longtemps pour distancer les Y sans cette aide. Y qui finirent par abandonner cette course, en nous perdant de vue.

Après une heure de course nous finîmes par nous arrêter prés d'un petit lac au milieu d'une forêt. Les arbres étaient immenses, remplis de fruits de toutes couleurs et de toutes formes. Les sous-bois grouillaient de petits animaux effarouchés, qui s’enfuyaient à notre approche.

Nous mangions. Je soignais Nervyne. Nous construisions des cabanes et un petit village naissait. Les deux premiers bébés, des jumeaux, voyaient le jour et puis les Y nous capturaient encore. Ils nous envoyaient dans un laboratoire. Et l’enfer recommençait. Les bébés n’avaient pas encore un an et il furent les premiers tués. Les autres suivirent rapidement, Nervyne et moi aussi.

Nous étions dans des cellules individuelles. Nervyne avait été séparée de moi et chacun ruminait ses idées, appréhendant le moment ou il y passerait. Chaque jour l’un des nôtres était tué. Au bout du quatrième jour ils allèrent chercher Nervyne. Je la vis pour la première fois depuis que nous étions enfermés. Sa cicatrice avait été réouverte, il n’y avait plus que de la haine à l’état pur dans ses yeux. Haine que je n’arrivais pas à ressentir vraiment. Certes, je les détestais d’avoir utilisé notre race comme cobaye pour leurs expériences, mais je les plaignais surtout ; que feraient-ils lorsqu’ils auraient vidé la planète de toute espèce vivante ? Ils n’auraient plus qu’à attendre leur lente agonie. Nous étions sans doute les derniers X, et si nous ne l’étions pas il restait peu d’entre nous dans leurs laboratoires et aucun à l’extérieur. Ils commencèrent par élargir sa blessure. Elle hurla, moi aussi. Nos bourreaux se tournèrent vers moi en disant qu’ils allaient tuer les s?urs ensembles et de façon identique. Ils me firent la même blessure que celle qu’elle avait. Ensuite ils exécutèrent exactement les mêmes gestes sur l’une et sur l’autre. Une oreille en moins. Deux hurlements de douleur intense. Chaque doigt sectionné à la deuxième phalange. Toujours les deux hurlements continus. Le reste des os des mains extirpés à la pince. Deux X évanouies. Un seau de mixture étrange dans la figure. Deux X éveillées… jusqu’à leur mort. Du sang qui coule à flot, un mélange coagulant. Une douleur toujours aussi intense. Plus de peau sur le visage. Deux hurlements qui reprennent. Pics enfoncés dans l’espace anciennement occupé par des os. Corps coupés en deux au niveau de l’abdomen. Mort.

La suite est une sorte de couloir, sans sol, plafond ni murs, entièrement noir sans pour autant être sombre ; on y distingue sans problème ce qui nous entoure. Il y a quelqu’un qui parle. Quelqu’un ou quelque chose, en fait, ça ne parle pas, ça insuffle des données dans nos esprits, et ça en enlève d’autres. Ce que j’ai oublié en premier c’est la douleur, sans doute ce que je désirais le plus oublier. A la fin de mon « lavage de cerveau » je ne me souvenais plus que d’une chose : « Je dois vivre ».

Ensuite je naissais toujours accompagnée de ma soeur. Nos parents nous nommaient Alice et Ambre. Nous avions un grand frère : Alexandre, autrefois Dyzarlio, vous l’aurez compris. Nos parents se séparaient alors que nous n’avions que deux ans. Nous restions chez notre père mais nous voyions notre mère souvent. Et puis on grandissait, on entrait à l’école, maternelle, primaire, collège. La crise du petit copain survenait et nous allions habiter chez notre mère. Nous entrions au lycée, la suite vous la connaissez. Et ensuite : maintenant.

Je suis dans un lieu, enfin, je crois, rien n’est moins sûr à vrai dire. Je suis assise sur une chaise… immatérielle, comme mon derrière d’âme. J’ai perdu, je ne sais pas quoi mais j’ai perdu j’en suis certaine. Quelqu’un entre, apparaît plutôt, il est grand, pas de yeux, pas de cheveux, pas de peau, rien juste une présence. Et le voilà qui m’explique, il ne bouge pas, ne parle pas et pourtant j’entends et je comprends. Il me dit que je suis morte trop jeune pour gagner, mais que la façon dont je suis morte me graciais un peu. Que j’ai beaucoup péché, en ne faisant pas assez attention aux gens autours de moi, en recommençant mes erreurs pour mon bonheur, en laissant les gens que j’aimais s’éloigner de moi. Mais que j’ai aussi accumulé quelques bons points comme le fait d’avoir écouté Alex’ au moins une fois et de ne pas avoir essayé de revoir mon ex, d’avoir été heureuse, d’avoir essayé de rendre les personnes que j’appréciais heureuses (sans grand succès malheureusement). Je peux donc choisir entre errer dans un monde au choix ou disparaître de manière légèrement douloureuse.

-Ta vie n’a pas à être jugée. Tu es née, tu as vécu et tu es morte. Je ne juge pas les gens sur leur vie, je juge les gens sur leur fond. Tu as subit maintes épreuves, tu as été torturée, disséquée puis tuée mais ça ne te vaudra pas d’être graciée. Ton fond s’est révélé durant ta vie de X.

-Et sur Terre alors ?

-La Terre est l’épreuve finale qui me permet de vérifier et de revoir mon jugement, afin qu’il soit exact. C’est là que la suite est décidée. Ta suite est d’errer ou de disparaître. Cependant ta disparition ne se fera pas sans douleur et tu devras choisir la destination d’errance si tu choisis d’errer.

La salle était blanche, mais pas lumineuse, elle était entièrement ronde ; en fait, elle se trouvait debout dans une sphère. La présence était là, faisant part de son jugement à Alice. La sanction tomba : Recommencer l’épreuve de la Terre avec une naissance douloureuse, disparaître de manière un peu agréable, ou errer là où elle voulait.

Alexandre se trouvait sur un cylindre de lumière flottant dans un vide intersidéral, tellement noir qu’aucune lumière ne semblait capable d’y pénétrer. La présence arriva, ne dégageant aucune lumière elle non plus. Elle expliqua à Alexandre ses mauvais et ses bons points, puis elle lui fit par de son choix. En vérité il n’avait qu’un unique choix : l’endroit ou il errerait.

[1] Ulylia signifie cristal de résine en X

[2] Nervyne (prononcer Nérvyné) signifie jeune fille raffinée en X

[3] Dyzarlio signifie protecteur des siens en X

[4] Les queues des X en bonne santé sont relevées et arrivent juste derrière leurs oreille, d’où l’expression « ma queue ne me chatouille plus les oreilles » pour dire que l’on va mal.

[5] en sachant que chaque heure fait 40 minutes de 20 secondes donc environs 13 minutes humaines

[6] le coeur des X étant situé dans la poitrine juste sous la clavicule droite.

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Nouvelle de Nibiki- partie 1

Publié le 23 Juin 2013 par Nibiki dans écriture

Voilà, donc je mets la première partie de ma nouvelle, c'est moins glauque que le prologue sur le début, mais ensuite bah... vous verrez!

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Première partie: Le Paradis

-A table !!

-J’arrive.

-Moi aussi!

-Mhh…

Le temps de mettre un marque-page et de sauter de mon lit, pour courir sur le palier et dévaler les escaliers en direction de la salle à manger que Maman appelait de nouveau. J’entrai en coup de vent dans la salle à manger et m’assis avec un large sourire : J’étais la première à table ! Alexandre mon frère aîné entra en courant et s’assit en face de moi en me faisant une grimace. Notre mère passa la tête par la porte de la cuisine.

-Combien de fois vous ai-je demandé de ne pas courir dans l’escalier ?

On lui répondit avec un grand sourire innocent.

-J’allais pas le laisser gagner !

-J’allais pas la laisser gagner !

Nos phrases s’entrecroisèrent et je regardai mon frère en fronçant les sourcils.

-C’est moi qui ai gagné à ce que je sache.

-Bah! une fois n’est pas coutume …

-Mauvais perdant. Lui répondis-je en tirant la langue

Alice, ma s?ur jumelle, entra calmement à ce moment là. Elle leva les yeux au ciel et s’assit à côté de moi. La table était ronde et elle se trouva donc entre Alex et moi, la place face à elle n’était pas occupée, elle était réservée à Maman même si cette dernière ne mangeait pas souvent avec nous. Alice me regarda et renversa la corbeille de pain en disant « Ambre, tu pourrais faire attention, t’as mis pleins de miettes dans mon assiette ». Je la regardais et ramassai le pain pour le remettre dans la corbeille.

-T’es pas crédible, Alice. En plus tout le monde dans cette maison sait que tu adore manger les miettes que tu mets dans ton assiette à chaque début de repas.

Elle me regarda avec un air faussement coupable.

-Je sais…

Maman sortit à ce moment de la cuisine avec un plat de gratin de pâtes qu’elle posa sur la table en disant « Bon ça suffit maintenant, on dirait des gosses de trois ans »

-Moi je n’ai rien fait !! Répondit Alexandre avec une voix gazouillante

-Mais oui, mon grand on sait tous que tu es un petit ange. Répliqua Maman avec un sourire.

Elle nous servit des pâtes et alla s’installer au salon pour regarder les infos. Je me resservis deux fois des pâtes et on mangea en silence comme d’habitude. Alexandre fut le premier à finir ses pâtes. Il se leva alla chercher le fromage et les yaourts. Je regardai le yaourt qu’il avait posé devant mon assiette et me tournai vers lui :

-Tu le fais exprès ?!

-De quoi ? Dit-il avec un air d’ange innocent.

-De me mettre un yaourt à la pèche.

-Il faut bien les finir.

-Fais le sans moi, je n’aime pas ça !

Il me regarda l’air de dire : Justement, mais il se tue. J’allais échanger mon yaourt contre un à la fraise et fini mon repas en silence. Ensuite je montais dans ma chambre et j’allumai mon ordinateur. J’entendis vaguement Alex entrer dans la chambre d’Alice en claquant la porte et Alice s’insurger qu’il n’ait pas toqué, mais j’entendis très bien la conversation qui suivit :

-C’est vrai qu’Ambre a un copain ?

-Ça ne te regarde absolument pas et je te signale qu’on t’a jamais embêté avec tes copines.

« Merci Alice !! » pensai-je très fort

-C’est pas pour l’embêter, c’est pour la protéger. Alors, c’est qui ??

Il y eut un moment de blanc, dans lequel je sentis la gêne de Alice, puis la porte s’ouvrit et Alexandre sortit pour venir toquer à ma porte. Mon ordi avait fini de s’allumer et je ne m’en étais pas rendu compte tout à l’échange entre mon frère et ma s?ur. Alex toqua à nouveau et je me levai et lui ouvris. Mon frère se tenait, du haut de son mètre 87, sur le seuil de ma porte avec un air légèrement contrarié. Je le regardai, prête à fermer la porte s’il commençait à me parler de Matt’, mais il demanda juste à entrer. Je le laissai entrer et fermai la porte derrière lui. Je m’étalai de tout mon long sur mon lit et il s’assit à côté de moi, après avoir un peu poussé mon ordi.

-Qu’est-ce qu’il y a ? Demandai-je tout en connaissant pertinemment la réponse.

-Qui c’est ??

-À quoi ça t’avancerait de le savoir ? Tu n’auras pas plus d’infos avec moi qu’avec Alice et tu le sais parfaitement. Pourquoi t’obstine-tu ?

-Je te demande juste un nom ou une photo. C’est pas la mer à boire !

-Je sais trop bien ce que tu vas faire si tu obtiens ces informations, et c’est pour ça que je les garde pour moi. Ça ne se reproduira pas, je te le promets. Je ne comprends toujours pas pourquoi tu t’acharne sur eux.

J’étais au bord des larmes et c’est sans doute ce qui décida Alex de me laisser tranquille, il retourna dans sa chambre et j’éteignis mon ordi. Je me mis en pyjama rapidement et me couchai tôt, même si nous étions en vacances. C’était d’ailleurs la seule raison pour laquelle Alex ne connaissait pas encore le nom de mon copain, à la rentrée, il aurait vite fait de l’apprendre, malheureusement. C’est en partie pour ça que j’étais si peu pressée de retourner au lycée. Bon d’accord aussi parce que j’aime pas spécialement travailler et me lever tôt tous les matins, le seul point positif du lycée c’est que je peux voir mes amis tous les jours (sauf ceux qui sont dans un autre lycée). Et aussi que je ne suis pas obligée de me coltiner mon frère toute la journée mais uniquement pendant les récrés.

Alexandre essaya de nous soutirer des infos, à Alice et moi, pendant tout le reste des vacances, mais n’obtint rien d’autre que ce qu’il savait déjà : J’avais un petit copain et je ne comptais pas lui en parler. Une semaine avant la rentré, il commença à insister de plus en plus et beaucoup plus souvent sans pour autant obtenir plus d’informations. Il espérait pouvoir agir à la rentrée. À force de nous embêter avec ça, il avait fini par avoir une information : Mon copain avait un an de plus que moi, soit le même âge que mon stupide de frère, mais n’était pas dans sa classe. J’aurais pu lui dire des âneries si je savais mentir et surtout s’il ne me connaissait pas aussi bien, sauf que ce n’était pas le cas. Il n’obtint aucune autre information avant le jour de la rentrée.

Nous déjeunions, Alice et moi, dans la cuisine. J’avais décidé de ne pas être en retard, pour une fois, mon sac était donc prêt et m’attendais dans le salon sur le tapis rayé, appuyé contre la table basse. Celui de Alice était posé sur le canapé, avec l’unique coussin rond de la salle, comme d’habitude. Alice et moi avions décidé de nous habiller de manière identique, avec pour seule différence la couleur de notre ensemble : Une chemise rouge pour moi et noire pour Alice ouverte sur un débardeur rouge pour Alice et noir pour moi surmontait une jupe en tulles noire pour moi et rouge pour Alice et un leggins court des mêmes couleurs que nos chemises respectives, le tout surmonté d’un petit gilet fin rouge pour Alice et noir pour moi. Nous avions aussi un serre-tête noir avec un n?ud papillon rouge. Nous avions aussi les mêmes cheveux blonds, bouclés jusqu’au milieu du dos, les mêmes yeux noirs, purs et profonds, la même dentition et le même sourire.

Alexandre mit un moment avant de venir déjeuner lui aussi. Et, malheureusement, je compris vite pourquoi.

-Salut les filles ! Dit-il d’un ton enjoué avant de poursuivre avec le même ton : Vous avez réussi à garder votre secret toutes les vacances mais maintenant je sais !

Je le regardais avec de grands yeux interrogateurs et horrifiés. Et Alice répondit à ma place :

-Mais, comment ??

-Il m’a suffit de fouiller un peu dans ton sac Ambre, répondit-il, Au fait qui est qui ??

Je regardais Alice avec insistance pour pas qu’elle le dise et elle répondit donc :

-Bonjour je m’appelle Ambre et vous ?

Puis, je réalisai ce qu’il avait dit. Il avait osé fouillé dans mon sac et pour couronner le tout, il était venu me le raconter comme si de rien n’était. Il se prit la gifle de sa vie. Une trace rouge subsista pendant deux jours sur sa joue… et sur ma main aussi d’ailleurs.

-Ouah, Ambre ça va pas ?! Dit-il en portant la main à sa joue, en plus t’as deux temps de retard et tu viens de révéler ta véritable identité

-Tu te rends pas compte de ce que tu viens de faire !! Tu as fouillé dans mes affaires personnelles sans aucune permission et en plus tu viens t’en vanter devant moi !! Vaurien !! Loubard !! Scélérat !! Assiette d’à l’ail !! Beurre fondu !! Raclette savoyarde !! Mercredi de Pâques !! 36 Juillet !! Ordure !! Epinard pas cuit !! …

En traduction, ça veut dire que c’est un idiot sans cervelle (par exemple raclette savoyarde, à l’ail, beurre fondu, épinard pas cuit) que je n’aime pas (plutôt : vaurien, loubard, scélérat, ordure) et qui ne mériterait pas d’exister (mercredi de Pâques, 36 juillet).

Je me levai de table et j’allai chercher mon sac dans le salon. Au passage je pris celui d’Alice mais je laissais volontairement celui d’Alex. Je rentrai dans la cuisine au moment ou Alice finissait son bol de céréales. Alexandre lui n’en était qu’au début de son petit déjeuner.

-T’es prête Alice ?

-Oui, on peut aller se brosser les dents et prévenir Maman ! répondit-elle avec un sourire

-Ok, préviens Maman, je vais poser nos sacs dans la voiture et je te rejoins dans la salle de bain.

J’arrivai dans la salle de bain alors qu’Alice mettait du dentifrice sur sa brosse à dents. Je l’imitai. La salle de bain n’était pas très grande et avait pour seul mobilier une douche, un lavabo surmonté d’un miroir, un étendoir à serviettes et un meuble de rangement sous le lavabo. Tout était dans les tons vert et jaune sauf les murs qui étaient de carrelage blanc.

En arrivant au lycée, je me jetai dans le bras de Matthieu. Pendant Qu’Alice et Alex sortaient de la voiture.

-Wouah, toi aussi tu m’as manqué Pupuce !

Alice, arriva et me tendit mon sac.

-Tu l’avais oublié dans la voiture n?ud-n?ud !!

Je la remerciai en l’attrapant, et tenant toujours la main de Matthieu je l’accompagnai à la rencontre de notre groupe d’amis. Retrouvailles heureuses après de longues vacances. Entre les salutation amicales, les boutades des uns et des autres et le remarques sur nos vêtements du genre : « vous êtes trop mimis habillés comme ça !! » ou « Si Ambre ne tenait pas la main de Matthieu j’aurais été incapable de vous différencier » rendaient ses retrouvailles joyeuses pour tout le monde. Mais une phrase de Matthieu vint casser la joie de mes retrouvailles avec tout le monde.

-Nous n’étions pas sensés nous cacher de ton frère ? Demanda-t-il en désignant Alexandre du regard.

-Il est au courant, il a fouillé dans mes affaires pour avoir les infos qu’il voulait.

Alice me regarda avec l’air désolé. Et entraîna les autres un peu plus loin. Je la remerciai du regard et me tournai vers Matthieu.

-Je t’ai expliqué pourquoi il ne fallait pas que Alex soit au courant ?

-Vaguement, oui.

-Je vais te raconter. En troisième, j’ai eu le malheur de tomber amoureuse du gars le plus populaire du collège. J’ai gardé ça pour moi et mes meilleures amies, au début. Rapidement ça a commencé à se savoir et un jour à la sortie du collège, il est venu me voir, il m’a demandé si c’était vrai. J’étais incapable de lui mentir et je lui ai répondu par l’affirmative. Il est parti l’air satisfait de ma réponse et un peu gêné. Le lendemain pendant la récré il m’a demandé si je voulais sortir avec lui. Encore une fois je lui ai répondu par l’affirmative. Le jour même la moitié du collège était au courant, et le l’autre moitié l’a su le lendemain. Au bout d’une semaine la moitié du lycée était au courant. Alexandre faisait partie de ceux qui savaient, le lundi suivant. Il a attendu le malheureux à la sortie du collège. Il n’a même pas attendu que les surveillants s’en aillent pour lui défoncer la tête. Le gars a passé deux semaines à l’hôpital. Et c’est seulement parce qu’on a réussit à arrêter Alex. Bref je ne l’ai plus jamais revu. Mon père a dit que nous étions « ingérables » et nous a envoyés chez ma mère. On a déménagé dans la semaine qui a suivi l’incident. Et depuis j’évite les contacts avec les mecs.

-T’es en train de me dire que je risque la mort là ?

-Oui, et aujourd’hui même !

Je voyais de la rage grandir dans ses yeux. J’avais peur, très peur. En fait j’étais terrorisée par cette rage et par la colère de mon frère. Je savais parfaitement que le seul moyen de le sauver était de le quitter et de l’obliger à rentrer chez lui maintenant. Mais je savais aussi que face à un Matthieu enragé j’arriverais juste à la pousser dans les griffes de Alex sans le vouloir.

-Et tu ne me dis ça que maintenant ? Tu aurais pu préciser quand tu m’avais dit que ton frère « n’aimerait pas et risquerait de lever la main sur moi » qu’il comptait me tuer !!

Je fermais les yeux et chuchotai un minuscule « je suis désolée » avant de partir rejoindre Alice et les autres les larmes aux yeux. Elle m’entraîna à l’écart.

-Ambre, Qu’est-ce qu’il t’as dit ?

-Il s’est mis en colère.

-Pourquoi ?

-Parce que je ne l’ai pas prévenu avant qu’il risque la mort en sortant avec moi.

-Ah, Tu veux que j’aille lui parler ?

-Non, je vais y aller et essayer de le convaincre de rentrer chez lui maintenant. Sinon, je casserais et j’irais en parler tout de suite à Alex.

Je savais bien que l’un et l’autre seraient inutiles, mais il fallait que je fasse quelque chose ; pour mon amour propre je ne pouvais rester les bras croisés. Je m’approchai de Matthieu.

-Matthieu, je suis désolée.

-Pas autant que moi… Sait-tu au moins pourquoi il fait ça ? Me répondit-il, hargneux.

-Je n’en ai aucune idée. Alice à l’air de savoir mais refuse d’en parler. En attendant d’avoir de plus amples renseignements il faudrait que tu rentre chez toi maintenant, histoire d’éviter l’affrontement.

-Non ! Je me suis engagé dans quelque chose, certes à mes risques et périls, mais j’irais jusqu’au bout !

-Et bien je vais te désengager !!! Lui répondit-je une pointe de colère dans la voix.

-Pardon ?

-On est plus ensemble, c’est fini, terminé, kaput, tout ce que tu veux qui veuille dire ça !

-Très bien ça me permettra d’aller casser la figure à ton frère plus librement !!

Je le regardai avec toute la méchanceté et la répugnance dont j’étais capable et je lui tournai le dos. Je restai là immobile à regarder les marches devant le portail du lycée. Recouvertes de mousse dans les coins ou les gens ne marchaient pas, elles étaient si habituelles que personne n’y faisait attention. Et pourtant elles étaient recouvertes de tant de détails sur lesquels mes yeux s’attardaient : une fine rainure laissant sortir trois brins d’herbes ici, un chewing-gum écrasé avec une forme de mickey là, un rond mousse de quelques centimètres de diamètre là-bas… J’attendais désespérément la sonnerie qui tardait trop à mon goût. Lorsqu’elle retentit enfin, je me réveillai de ma contemplation pour le moins « intéressante » et je me dirigeai rapidement vers mon frère. J’avais pris l’habitude de l’isoler comme ça quand je voulais lui parler : ça passait inaperçu auprès de ses potes pris dans le flot de lycéens et j’étais ainsi tranquille pour lui dire ce que je voulais.

-Alex, j’ai cassé !! Tu me promets que tu lui feras rien ?? Ma voix était aussi suppliante que mon regard mais ça n’y fit rien

-Je ne peux pas te promettre ça ! Il est venu me provoquer, disant que j’étais la cause de votre dispute, et que même si vous n’étiez plus ensemble se serait juste le temps que je me calme !!!

-En même temps, c’est pas faux : Tu es la cause de notre dispute ! Mais je t’en supplie ne fais pas ça !!Oublie-le !! Et je te promets que plus jamais je ne sortirais avec personne !! Ni lui ni un autre !!

-Je t’ai déjà dit que ce n’était pas possible Ambre !! N’insiste pas !!

Il s’en alla, me laissant là, désarmée et proche de la crise de nerf. Après avoir passé cinq minutes à essayer de me calmer avec peu de résultats je décidai que le mieux était d’aller en cours, au moins là-bas je ne risquai de croiser ni mon frère, ni Matthieu qui était en 1 ère. J’entrai dans la salle d’espagnol en m’excusant de mon retard et, après m’être assise à côté de Alice, je sortis mon cahier et mon livre. J’étais prise de tics dus à la nervosité et je n’écoutais rien de ce que les profs racontaient, bien malgré moi (ça m’aurait changé les idées).

Ils se faisaient face, se défiaient du regard. Le premier poing fusa ; celui d’Alexandre. Il frôla la mâchoire de Matthieu qui renchéri par un coup de pied. Qui essaya de renchérir avec un coup de pied, Alexandre lui attrapa la cheville et la tordit sauvagement avant. Les poings et les pieds fusaient. Personne n’osait intervenir.

Alice et moi sortions à peine de cours qu’une amie de première fusa vers nous.

-Alex’ et Matthieu se battent !! Ils sont au milieu de la route ! Leur dit-elle avec autant d’affolement qu’il est possible d’en mettre dans une seule phrase.

Je regardai Alice, et nous nous mîmes toutes deux à courir vers la sortie. Ils étaient bien là, couverts de blessures, en train de se taper dessus, une haine farouche dans les yeux qui ne semblait pas entièrement provoquée par leur dispute récente. Alex’ sortit un coutelas de sa poche à ce moment-là. Je me jetais sur Matt’ pendant que Alice faisait de même sur Alex’. Elle se reçut un coup de coutelas sur le bras, mais Alexandre lâcha vite son arme. S’il tenait à tuer Matthieu, il tenait surtout à nous épargner, Alice et moi.

-Qu’est-ce que tu fous ??!! Alex chuchotait mais avec tellement de rage dans sa voix que je l’entendis.

-J’évite un massacre idiot !

-Mais tu sais pourtant comment ils sont. Tu te souviens de ce qu’ils t’ont fait ? Je ne peux pas laisser Ambre courir ce danger !

-Tu es fous !

Il poussa un soupir résigné. Il savait que faire comprendre à Alice son point de vue était peine perdue. Il essayerait peut-être de nouveau à la maison. Pas pour l’instant. Il se releva, l’élan de notre s?ur l’ayant entraîné à terre. Alice se plaça entre lui et Matthieu, à mes côtés. Puis tout se passa vite.

Alors qu’Alex’ et Matt’ s’apprêtaient à nous demander de manière absolument « aimable » de nous pousser, une moto à débarqué de nulle part et nous à foncé dessus percutant Alex’ et Alice au passage. Deux autres motos apparurent, utilisèrent Alex’ et Alice comme tremplins et partirent. Elles furent suivies par un autre véhicule à deux roues qui percuta Matt’ à la tête. Il s’était placé au-dessus de moi pour me protéger et je vis ses yeux se révulser et un filer de sang couler et me goutter dessus. J’étais en larmes… plus pour longtemps ; deux autres motos arrivèrent et roulèrent chacune deux fois sur son corps, m’écrasant au passage. Le crâne brisé, je ne survécus que quelques secondes.

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Une nouvelle de Nibiki- Prologue

Publié le 20 Juin 2013 par Nibiki dans écriture

Comme c'est dit dans l'article bienvenue, j'écris des histoires. Je vous propose de lire l'une de mes nouvelles : Et sur Terre alors?

Vu qu'elle est un peu longue, je vous la mettrais en trois parties, une partie aujourd'hui , la deuxième demain et la troisième après demain, ou plus tard!

 

(Cliquez sur "Lire la suite")

Prélude:

La mort c’est la fin

La mort c’est la vie qui se moque de nous

La mort c’est le passage au level supérieur

La mort c’est le début

La mort c’est le pardon

La mort c’est la porte d’entrée vers ailleurs

La mort c’est le prix à payer pour avoir vécu, le moment ou il faut payer la note

La mort c’est l’extinction de tout ce que l’on connaît

La mort c’est une aventure que personne n'a jamais pu nous raconter

La mort c’est l’éternité

La mort c’est l’inconnu

La mort c’est le premier vrai virage de la rivière de la vie

La mort c’est le jugement de la vie

La mort c’est à la fois personnel et commun à tous

La mort c’est la délivrance de l’esprit

La mort c’est le terminus

La mort c’est obligatoire

La mort c’est l’accès au savoir ou à l’ignorance…

La mort c’est la collision entre l’éphémère et l’éternel

La mort c’est triste

La mort c’est douloureux

La mort c’est euphorisant

La mort c’est la liberté

La mort c’est la rupture des chaînes du corps

La mort c’est la frontière entre la folie pure et la sagesse

La mort c’est plus qu'un monde

La mort c’est les dernières cendres de la vie

La mort c’est le début de la fin

La mort c’est un oiseau qui s’envole après des années de captivité : c’est revivre

La mort c’est la longue séparation des êtres qui s’aiment

La mort c’est long et court à la fois

La mort c’est une voleuse habile qui s’approprie ta vie

La mort c’est la douceur de la nouveauté

La mort c’est avant, après ou pendant la vie ?

La mort c’est quoi ? Quand ? Où ?

La mort c'est peut-être ce que j’ai vécu.

Bon voilà. C'est pas joyeux joyeux. Mais vous inquiétez pas, ça s'améliore après!

Si vous avez eu la courage de lire tout ça, n'hésitez pas à commenter!

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You will be mine...

Publié le 17 Juin 2013 par Azake dans dessins

You will be mine...

De nombreux joueurs se sont fait "attrapés" par Slenderman. :) En fait, tout joueur de Slender s'est fait "attrapé" au moins une fois ^^ -Azake

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Bienvenue

Publié le 16 Juin 2013 par Nibiki

Bienvenue sur ce blog,

Nous sommes trois administratrices à le gérer:

Neyla, elle fait surtout des dessins et de la création 3D (avec blender), et elle participe généralement aux vidéos.

Azake, elle dessine beaucoup, mais écrit aussi des histoire, et bien sûr elle participe aux vidéos!

et pour finir Nibiki, moi pour ce message, j'écris des histoires, je dessine et je participe aux vidéos.

à nous trois nous formons The infernal Trio!

Nous avons crée ce blog toutes les trois, sur une idée de Nibiki et avec la grande aide d'Azake pour les images et de Neyla pour la création, dans le but de vous faire partager nos vidéos, passées et future, nos création graphiques, dessins, créations 3D ou photos, et toute autre forme d'art à laquelle l'une de nous pourrait s'essayer.

J'espère que le blog vous plaira et que vous serez nombreux à regarder nos créations! =)

Bisous à tous

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